Depuis mon retour de Tanzanie voila 15 jours, je n’ai pas arrêté ! J’étais supposée être encore en congés jusqu’à aujourd'hui mais évidemment j’avais bien trop de choses à gérer avant mon départ pour l’être vraiment.
En effet, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, il faut savoir qu’une fin de mission d’expatriation est tout simplement atroce !
Concernant le boulot, je dois mettre en place la remise officielle des diplômes pour mes élèves qui aura lieu demain. Ici, les remises de diplômes sont de vraies petites cérémonies qui demandent donc de faire des invitations officielles (si possible avec des invités de marque tels que des ministres…), de trouver une salle, de prévoir de quoi boire et manger…
Parallèlement à cela, je tenais absolument à faire un maximum de communication pour mais jeunes guides afin qu’ils aient toutes les chances de pouvoir ensuite trouver du travail. C’est dans ce cadre que dans la semaine nous sommes passés en direct à la radio nationale avec 3 de mes élèves lors d’une émission de 50 minutes dédiée entièrement à la formation ! Ici, j’ai la chance d’avoir crée un super réseau de connaissances, notamment auprès de journalistes, et Nadine, ma grande copine ici l’est justement à la radio RTNB. Elle a donc trouvé un créneau dans son émission, et ça s’est très bien passé. Le lendemain j’avais cette fois rdv avec un journaliste de presse pour qu’il fasse un article et parle lui aussi de la formation et des guides.
Enfin, j’ai fait le tour de la ville (bon qui je l’avoue n’est pas très grande… mais quand même !) pour trouver l’imprimerie la moins chère et faire le tirage des brochures.
Voila, j’espère qu’avec tout ça, mes petits protégés pourront « trouver le sou » comme on dit ici !
En tout cas, j’ai bon espoir car la majeure partie d’entre eux ont déjà eu l’occasion d’avoir des clients et d’être payés pour leur service. Vous pouvez pas imaginer comme c’est important pour moi ! Le fruit de mon travail se fait voir et à chaque fois qu’ils ont un client, mes élèves se font un plaisir de m’appeler tellement ils sont fiers de pouvoir gagner de l’argent grâce à ça. C’est trop génial de se dire qu’après m’être investie comme une tarée pendant un an les résultats sont là !
Sinon, côté personnel, il est très difficile pour moi de tout gérer ! Ici quand tu quittes le pays tu es censé voir tout le monde une dernière fois autour d’un verre (enfin… plusieurs verres). Jusqu’ici ça parait normal ; on fait pareil. Sauf qu’ici, chaque personne souhaite te voir seule à seule… ce qui soyons clair est juste impossible vu le nombre de personnes que j’ai rencontrées et le temps qu’il me reste sur place. Je me sens donc limite oppressée et je suis bien obligée de refuser certaines invitations alors que j’ai conscience que ça ne se fait pas du tout… bon bin je fais ce que je peux hein !
J’essaie aussi de retourner dans mes endroits favoris une dernière fois et cette semaine je suis donc en plus beaucoup sortie (dernier lundi méchant au 5/5, dernier resto italien et Kibira le vendredi, dernier coucou aux Lion Story au studio, dernier apéro/coucher de soleil au bord du lac …).
Le week-end dernier, j’ai également assisté à mon premier tournoi de boxe. C’était super ! Il faut savoir qu’ici il n’y a qu’un seul ring dans tout le pays et c’est la grande fierté de la fédération. Par contre j’ai halluciné quand entre chaque combat, les boxeurs s’échangeaient leur short et leurs gants (pas assez pour tout le monde).
Bon voila, je crois que je ne réalise pas du tout que je pars. Je vais avoir un sacré choc quand je vais me retrouver seule dans l’avion. Je le dis souvent mais cette année est passée si vite que je ne peux pas imaginer que c’est déjà fini.
J’ai crée de vraies belles amitiés avec les gens ici ; ils sont comme ma famille et je ne peux tout simplement pas supporter l’idée de ne plus les revoir.
Bref c’est comme ça !
Petites anecdotes
* En ce moment y’a un ami à ma colloc’ qui est venu de France pour passer 15 jours au Burundi. Ce que j’adore c’est de voir toutes les choses de la vie qui le font halluciner et de me rappeler que moi-même il y a un an j’avais ces impressions alors qu’aujourd’hui tout me parait normal.
* Encore quelques prénoms qui m’ont bien fait marrer : Dame d’un soir (charmant), Ca suffit (les parents ne voulaient vraiment plus d’enfant !), Ildéfonce (…).
* A la fin du direct à la radio j’ai demandé la cassette histoire de pouvoir garder ça dans mes archives sauf que les directs ne sont pas enregistrés. J’avais trooooooooooooop les boules mais heureusement, ma Nadine préférée nous a fait revenir le lendemain et on a tout réenregistré. Du coup, double communication, puisqu’elle rediffusera l’émission !
nie où j’ai passé une semaine magnifique et où franchement je n’aurais jamais cru mettre les
pieds. C’était comme dans un rêve et les photos splendides que l’on peut voir dans les livres de voyages ne mentent pas ; c’est tout simplement magnifique !!! Je suis partie dans la nuit du
dimanche à lundi et après une escale à Nairobi au Kenya, je suis enfin arrivée dans la matinée à Dar Es Salam, la capitale de la Tanzanie. J’étais complètement épuisée après cette nuit de voyage
et après avoir trouvé un hôtel dans le centre, je me suis autorisé une petite sieste. J’ai ensuite déambulé dans les rues et ça fait très bizarre de se retrouver dans une si grande ville après
avoir vécu un an à Buja. En effet, Dar Es Salam est une vraie ville, pleine de buildings, de circulation et de magasins… rien de très exceptionnel en somme. Je suis ensuite allée réservé le
bateau pour le lendemain histoire d’être sûre d’avoir une place. La mardi, me voilà donc partie pour 3heures de traversée sur un ferry plein à craquer avec des gens couchés partout par terre, des
sacs de provisions entassés dans le moindre espace disponible… (d’ailleurs heureusement que je me suis pointée une heure avant le départ, ça m’a permis d’avoir une place assise !). Je suis
arrivée à Zanzibar en début d’aprem’ et dès que j’ai posé les pieds sur cette île je me suis sentie en vacances. C’est fou l’ambiance qui y règne ! Le bateau arrive en fait à Stone Town (la «
capitale » de Zanzibar), une toute petite ville qui m’a fait penser au Panier à Marseille. C’est un vrai labyrinthe de petites rues dans lequel je me suis perdue plusieurs fois avec plaisir. Les
portes des maisons sont toutes plus belles les unes que les autres et de nombreuses boutiques à épices ou objets arabisants parsèment la ville. La plupart des habitants étant des musulmans il n’y
a pas moins d’une cinquantaine de mosquées malgré la petite taille de la ville et les journées sont rythmées par les appels à la prière. Tout le monde est zen, la vie parait simple et tranquille
et chaque soir, dès la nuit tombée, se met en place le petit marché où des dizaines de stands de bouffe bon marché et très variée (brochettes de poissons, de fruits de mer, pizzas, soupes
épicées, kebab…) rivalisent en odeurs et couleurs. C’est évidemment ici que j’ai mangé chaque soir que j’ai passé à Stone Town. Le mercredi, j’ai vécu un truc absolument merveilleux : nager avec
les dauphins. Nous sommes partis dans l’est de l’île et avons pris un petit bateau qui nous a menés au spot où vit une famille de dauphins. Munis d’un masque, d’un tuba et de palmes on doit se
préparer et on attend que le type du bateau nous dise de sauter. C’est super stressant parce qu’il crie « get ready get ready » pendant 5minutes et d’un coup il hurle « go go go » !!! Si vous
m’aviez vu… mdr !!! Déjà faut imaginer ma gueule avec le masque et le tuba, mais surtout faut me voir quand j’ai sauté avec les palmes les jambes dans tous les sens… bref passons. Une fois dans
l’eau………. Oh mon dieu !!! C’est juste impossible de vous expliquer ce que j’ai ressenti. J’ai eu beaucoup de chance car j’ai fait une super plongée. En effet, normalement les dauphins se barrent
quand les gens sautent mais là il y avait une famille entière qui m’a tourné autour pendant au moins 3minutes. Ils venaient à 1cm de moi pour m’observer, faisaient des sortes de danse et surtout
se « parlaient » et là je me suis cru dans le grand bleu. C’est comme une sorte de cri très aigu, presque un ultra son. Soudain ils ont filé et là j’ai commencé a essayer de les suivre, sans
succès. Il faut ensuite remonter dans le bateau (sachant que quand tu sors la tête de l’eau t’es complètement pommé au milieu de l’océan et que ton bateau et loiiiiiin !) et essayer de retrouver
leur trace. On a continué comme ça pendant plus d’une heure et à chaque fois qu’on s’approchait d’eux le mec criait « go go go ! » et à chaque fois on sautait, mais toutes les autres plongées ont
plus été une course qu’un vrai moment avec eux. Voila donc une expérience inouïe et que je ne pense pas oublier de sitôt. Le lendemain matin je suis partie dans le nord de l’île à Kendwa. Là j’ai
atterrie dans un espèce de resort magnifique au bord d’une plage de sable blanc. J’y ai passé 3jours de rêve à faire du snorkeling dans la barrière de corail, à bouquiner sous les cocotiers et à
faire la teuf sur la plage le soir. Je me suis même payé un massage aux huiles essentielles sur la plage, face au coucher de soleil ;-) Tout au long de mon séjour j'ai rencontré plein de monde et
je me suis surprise à parler si bien l'anglais. En effet, la Tanzanie est anglophone mais je n'ai eu aucun problème pour communiquer...comme quoi! Voila, je suis de retour à Buja depuis hier soir
et j'ai la tête pleine de belles images. Il ne me reste que 3 semaines avant mon retour en France et elles vont être bien chargées.