1er week end, 1ers jours au travail

Publié le par julia au burundi

Bon et bien ce premier week-end au Burundi fut bien chargé. Finalement je ne suis pas partie au Rwanda car ça faisait trop de route en peu de temps mais cela m’a permis de mieux connaître Bujumbura. Samedi matin Salim m’a emmenée au musée vivant où j’ai pu voir (et toucher s’il vous plait) des serpents de toutes sortes, des crocodiles, des singes et autre léopards ou antilopes. Une visite très intéressante et parfois un peu stressante… quand le mec m’a faite rentrée dans l’enclos d’un croco j’étais pas au top de la confiance!!

 

Ensuite nous sommes passés au cercle hippique (car oui il y en a un ici). Vu mon amour des chevaux je me suis sentie comme un poisson dans l’eau et j’irai me renseigner sur les tarifs pour me faire des balades au plus vite.

L’après-midi nous l’avons passée au Bora (le bar sur la plage où bosse son ami). Au programSDC13906me, beach-volley, bronzage et cocktail au bord de la piscine! Je n’aurais jamais cru passer ce genre de week-end ici sachant que même à Marseille je suis pas du genre à me payer un aprem’ au Sport Beach…

Le dimanche matin on avait rdv au Bora (oui car c‘est un peu le QG de Salim) pour partir faire une balade en bateau dans la réserve de la Rusizi. Deux heures de navigation et rencontre avec des hippopotames dans leur milieu naturel. Je n’aurais qu’une chose à dire à ce sujet…. Wahouu c’est ENOOORME!!! On s’est approché super près de deux familles mais on n’a pas trainé parce qu’il y avait des bébés donc les hippo étaient stressés.

Voila pour le week-end!

 

Bon je suis quand même venue au Burundi pour bosser donc lundi j’ai commencé le boulot. Je prends mes marques à l’APECOS. Cette association s’occupe du suivi médical, psychologique et financier des gens vulnérabilisés par le SIDA. Dépistage, distribution des traitements et des rations alimentaires, placements des orphelins dans des foyers ou des familles d’accueil ; tel est le quotidiens des employés ici. Je rencontre donc des mères avec leur enfants, des jeunes adolescents, des grands-parents ; tous considérés comme personnes vulnérables vue leur état de santé. Mardi j’ai commencé les visites dans les familles et là je découvre l’autre côté de Bujumbura et ses quartiers populaires. Les conditions de vie y sont très difficiles (pas d’eau courante et d’électricité pour la plupart, 5 ou 6 enfants dans une petite chambre…). Toutes les familles que j’ai rencontrées jusqu’à présent n’ont que l’argent du parrainage comme revenu. De plus leurs parents, frères ou sœurs sont, dans de nombreux cas, porteur du VIH. Des situations vraiment délicates face auxquelles il est difficile de rester insensible. Aujourd’hui j’ai fait la connaissance du petit Raoul, gravement malade et abandonné par son père alcoolique. C’est une voisine qui a signalé son cas à l’APECOS et qui l’a accueilli. Il doit peser 20 kilos et il faut qu’il reprenne du poids avant de pouvoir commencer son traitement. C’était un moment très fort et je vais essayer de suivre ce petit de près.

Quand je traverse ce genre de quartier où peu de blancs s’aventurent (pour ne pas dire pas du tout) , je suis un peu l’attraction de la journée. Tous les enSDC13918.JPGfants viennent en courant pour me voir et me suivent à travers les rues. A un moment je me suis retournée et j’avais une dizaine de petits mômes derrière moi. Certains me font même des pas de danse quand je passe pour me faire le spectacle… trop chou!

Après mes entretiens je dois faire des rapports de suivi de parrainage à mon association en France, ce qui prend beaucoup de temps car il faut recouper des dizaines d’informations (exemple, sur un dossier nous avons deux dates de naissance « un peu différentes » pour un même adolescent : 1987 et 1994… donc à moi de mener mon enquête!).

Concernant la formation des guides, nous sommes en train de procéder à la sélection des élèves et pensons organiser une réunion d’information la semaine prochaine ; mais ici tout prend du temps donc je ne crie pas victoire!!

Voila pour mon boulot.

 

 

Petites anecdotes:

* J’ai fait mon 1er trajet en bus et comme au Bénin, il y à environ 20-25 personnes dans un 15 places.

* J’ai eu le malheur de dire à ma collègue de travail que j’étais athée alors elle veut absolument que je me fasse baptiser avant de rentrer en France ;-)

* Ici absolument tous les sodas sont appelés Fanta, même si c’est du coca…

* Mon préféré: le sigle de la Régie des eaux … bin c’est Régidéso!!!!

 

Voila pour cette fois et merci à ceux qui ont laissé des commentaires et qui m’ont envoyé des messages, ça fait toujours plaisir.

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Lison 20/08/2010 18:54


Coucou Ju!
Je vois que tout à l'air de bien se passer pour toi, ça fait plaisir! J'ai eu un message de Virginie qui m'a dit qu'elle t'avais vu hier soir, c'est cool, tu dois faire plein de nouvelles
connaissances! Je te fais plein de bisous et bibounet aussi...il nous fait la bamboula, je sens que ca va etre un hyperactif celui-là! Bisous ma Ju!


MaryJ 19/08/2010 19:55


Ché pas si c'est packe chui fatiguée...mais j'ai laché deux trois larmes en lisant ton article ! Ca me fait vachement d'effet à distance alors j'imagine à peine cke ça doit te faire à toi !!! Ya
rien qui nourrit plus le coeur que ce genre d'expérience...


peggy 19/08/2010 13:59


Big up pour ton travail!!! prends soin de ces petits ils en ont besoin...gros bisous


maman 19/08/2010 13:10


Coucou ma mounette belle,
Super cet article. C'est bien écrit, agréable à lire, on peut suivre de près tes activités, en plus il y a des photos, donc on arrive vraiment bien à t'imaginer là bas. Tu vas bien sûr voir pas mal
de cas difficiles mais je te rappelle que tu es "la plus forte du monde" et que tu sauras donc le supporter et les aider. Profites bien aussi de tes moments libres. Enormes bisous.


revest mariline 19/08/2010 11:48


Salut Julia,
C'est super d'avoir de bonnes nouvelles et de voir que ça se passe plutôt bien. La réalité des personnes dont tu dois t'occuper n'est pas follichonne et ça tu le savais déjà avant d'y aller, reste
+ qu'à taffer. Bravo à toi pour ton enthousiasme. Des bises. Line